Fonctionnaire grec : ce qu’il gagne, ce qu’il va perdre

Publié le par sceptix

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Il s’agit ici des salaires bruts après 5 ans d’ancienneté. Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye. A titre de comparaison, le salaire minimum s’élevait à 727,17 euros en 2009.

Il s’agit ici des salaires bruts après 5 ans d’ancienneté. Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye. A titre de comparaison, le salaire minimum s’élevait à 727,17 euros en 2009.

Guichard, Guillaume | JDF | 17.03.2010 | Mise à jour : 09H53

Seulement un départ de fonctionnaire sur cinq remplacé, réductions drastiques des salaires et gel des retraites… Les mesures de rigueur, effectives à partir de cette semaine, visent un service public pléthorique.

Les fonctionnaires grecs ont contribué à creuser les déficits du pays, ils participeront également en grande partie au redressement des finances publiques. Et ce, pas plus tard qu’à partir de cette semaine. Le gouvernement socialiste de Georges Papandreou a en effet décidé de s’attaquer au secteur public pléthorique afin de réduire les dépenses de l’Etat grec.

Le chiffre total des fonctionnaires grecs reste incertain. Le ministère des finances en dénombre «environ» 522.000 dans l’administration centrale, chiffre auquel il faut ajouter les 180.000 employés des collectivités locales et des entreprises publiques, selon un porte-parole. Certains économistes tablent plutôt sur 800.000 à 850.000 postes, comme l’avance Jens Bastian de la Fondation hellénique pour la politique étrangère et européenne (ELIAMEP).

Pour atteindre une telle masse salariale, l’Etat et les collectivités locales ont embauché à tour de bras. «En 2009, 12.000 personnes sont parties en retraite et plus de 29.000 ont été embauchées. Bref, les entrants ont été presque deux fois et demi plus nombreux que les sortants», rapporte Jens Bastian.

 

Clientélisme

La tendance n’est pas nouvelle. «Jusqu’à l’arrivée du gouvernement actuel, le service public remplissait le rôle d’une agence pour l’emploi», explique l’économiste. «Les politiques ont également cherché à employer leur base électorale en tant que fonctionnaires.»

Selon le quotidien grec Kathimerini, cette politique clientéliste a été lancée dans les années 80 par le Parti socialiste (Pasok) et le premier ministre d’alors, Andreas Papandreou -qui n’est autre que le père de Georges, l’actuel chef du gouvernement. «Il voulait donner aux exclus, qui formaient le noyau de son électorat, les moyens de vivre comme la classe moyenne», explique le journal de centre droit. Il s’agissait également «d’acheter la paix sociale» à n’importe quel prix, continue Kathimerini, alors que la Grèce sortait de la dictature des Colonels.

 

L’économie «en roue libre»

Le Pasok n’est pas seul en cause. «De 2004 à 2009, Nouvelle Démocratie (droite) n’a fait qu’empirer la situation en ne faisant rien pour couper les coûts et augmenter les recettes publiques, laissant partir l’économie en roue libre», analyse Kathimerini.

Le gouvernement de Georges Papandreou, sous la pression conjuguée des marchés et de Bruxelles, n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de serrer la ceinture. Il a promis de ne remplacer qu’un départ à la retraite sur cinq ces prochaines années. Les treizième et quatorzième mois de salaires des fonctionnaires seront réduits respectivement de 30% et de 60%. Les mesures, annoncées en janvier et mars, sont rétroactives et s’appliquent à partir du 1er janvier. Elles seront d’autant plus difficiles à faire accepter qu’elles surviennent après 30 ans de politiques accommodantes.

Source : le journal des finances

 

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R
<br /> heureux grecs ! où entrer dans la fonction public était encore une sauvegarde contre le chômage et une sécurité recherchée, et un soutien de l'équilibre social, on aurait tort de les critiquer, car<br /> que dira-t-on des milliards pompés par les actionnaires et spéculateurs qui eux ne produisent rien et ne rendent aucun service ! des parasites et des prédateurs, qui s'amusent en plus à<br /> déstabiliser et ruiner les pays, et qui s'engraissnet sur les licenciements (familles et vies brisées) et la misère des autres; et pour des revenus infiniments plus élevés que les mesquins<br /> avantages des fonctionnaires de la Grèce d'aujourd'hui ou de la France d'autrefois (maintenant on est en train de faire doucement disparaitre les fonctionnaires, tout en réduisant leur pouvoir<br /> d'achet de 1% par an depuis trente ans maintenant http://miiraslimake.over-blog.com/article-13207904.html ) Il vaut la peine de se poser la question : est-ce qu'une société clienteliste comme ça est plus ou moins vivable que société<br /> précarisée et pompée par la mafia de prédateurs actuels?<br /> <br /> quand aux soupçons qui commencent à naître au sujet du caractère "naturel" ou maniplé (par exemple avec l'aide de Lehman Brothers récemment pour la Grèce) des crises financières, vu leur<br /> instrumentalisation pour mieux installer la dictature de qq banques ou de la Comission Européenne, voyez:<br /> "Les Etats-Unis disposent aujourd'hui de deux armes pour déstabiliser les puissances émergentes : leur présence militaire dans le monde, et la finance, qui n'est pas inodore et neutre. Je pense que<br /> les crises ne sont pas le reflet de la maladie générale d'un système ou de la surproduction de produits dérivés. Ces maux existent, mais des stratégies de déstabilisation, notamment de la<br /> Russie et de la Chine, s'immiscent dans la finance et l'orientent, faisant d'elle une arme au service du projet américain." (Aymeric Chauprade)<br /> <br /> <br />
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