François Hollande enterre la France, et la politique, en 20 propositions
La politique c'est l'art de gérer les affaires humaines au sein d'une collectivité. Dans une collectivité souveraine, il y a peu de domaines que l'on s'interdit d'aborder. S'il est louable que des notions comme la déclaration des droits de l'Homme ou la Constitution s'imposent au législateur, cela laisse, dans la plupart des cas, de nombreux champs de décision.
Dans la France d'autrefois, avant le grand choc européen, le président de la République pouvait battre monnaie - faire financer les déficits publics en émettant de la monnaie, lever des taxes sur les produits importés, faire varier son taux de change ou décider d'une paité fixe. Toutes décisions réversibles en fonction des nécessités du moment et des opportunités.
Aujourd'hui, le président de la République peut expulser quelques camps de roms sous les yeux des caméras, mais guère plus. L'essentiel de sa politique lui est dicté par Bruxelles, qui applique des textes gravés dans le marbre d'un système dément.
François Hollande, qui se prépare pour être président de la République - peut-être n'en a-t-il pas la capacité, en tout cas il en a l'ambition - vient de publier ses 20 propositions pour la France.
On y lit nettement la soumission du personnage à cette vaste fumisterie européenne, tant il se glisse dans la peau d'un président potiche :
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