Imaginez que la Libye parachute des armes aux "rebelles" de Londres... (Black Star News)
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| 11 août 2011 Black Star News N'est-il pas ironique que tandis que le calme règne dans les rues de Tripoli, les rues de Londres, la capitale de l'une des principales puissances engagées dans la guerre d'agression contre la Libyen, soit dévorée par le feu ? Pour le troisième jour consécutif, il y a de violentes émeutes à Londres et elles s'étendent ailleurs — Birmingham, Liverpool, Manchester et Bristol — à la suite de la mort d'un homme de 29 ans tué par la police dans un endroit que les médias dominants appellent "un quartier occupé par différents groupes ethniques à faibles revenus". En d'autres termes un quartier où le taux de chômage et celui des interventions policières sont élevés. Au lieu de se concentrer sur ses problèmes sociaux et économiques, l'Angleterre est toujours engagée dans une guerre de conquête du pétrole en Libye. C'est une guerre lancée par l'imprévisible président français Nicolas Sarkozy à la demande de son ami Bernard-Henri Levy qui pensait que cette guerre dans le vent, cette guerre "chic" redorerait le (...) Lire la suite » 1 11 août 2011 Robert BIBEAU LE PEUPLE GREC PASSE LA MAIN AU PEUPLE BRITANNIQUE Comme vous, j’ai cru au début de l’été 2011 que la révolte spontanée du peuple grec sonnait la charge du soulèvement populaire européen contre les politiques du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque européenne et des bureaucrates de l’Union européenne (1). Ce ne fut pas le cas. Après une succession d’affrontements violents contre les forces de l’ordre, le peuple grec dans sa sagesse a redirigé sa résistance quotidienne vers les lieux de travail (pour ceux qui ont toujours un emploi), dans les commerces touristiques, contre le fisc et dans la rue. Le peuple grec, ne se sentant pas prêt à renverser l’appareil répressif de l’État grec, a donc passé la main aux autres peuples européens. Voici la rose, dansez mes frères d’Europe ! Voilà que le courageux et inexpugnable peuple britannique a repris le gant laissé par les grecs et lancé sa propre offensive en révolte contre les politiques de banqueroute économique du FMI, de la Banque Mondiale et de la Banque (...) Lire la suite » 11 août 2011 Jean-Guy ALLARD Si l’intention de Ros-Lehtinen est de discréditer la politique étrangère US, elle est sur la bonne voie… SI son objectif est de discréditer la politique étrangère des États-Unis et d’exhumer les concepts les plus rétrogrades de la Guerre froide, Ileana Ros-Lehtinen et ses collègues du Comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants nord-américains réalisent un travail d’exception. Apparemment éprouvé par la vague de chaleur tropicale qui est montée ces derniers jours depuis la Caraïbe jusqu’au Canada, le clan d’extrême droite qui contrôle la politique étrangère à la Chambre basse du Capitole a produit un nombre, certainement record, de résolutions grossièrement impérialistes inspirées par le mépris, y compris la haine de tout ce qui ne s’agenouille pas devant le pouvoir impérial. Commençons par Cuba : Ros-Lehtinen et son bras droit, Connie Mack, ont voté successivement en faveur de la privation des Cubano-américains du droit de voyager dans leur pays d’origine, comme au temps de l’ère Bush, et d’abroger les accords signés par Barack Obama autorisant un certain nombre de Nord-Américains de visiter (...) Lire la suite » 1 10 août 2011 Laurie Penny Je suis blottie dans mon salon avec quelques amis en état de choc et je regarde ma ville brûler. La BBC passe en alternance des images de voitures incendiées et de batailles de rues et de courses poursuites à Hackney, de policiers à cheval en manoeuvres à Lewisham, d'incendies qui font rage là où se dressaient des magasins et des maisons à Croydon et à Peckham. La nuit dernière, Enfield, Walthamstow, Brixton et Wood Green ont été pillées ; il y a eu des centaines d'arrestations et des dizaines de blessés graves, et ce sera un miracle si personne ne meurt cette nuit. C'est la troisième nuit consécutive d'émeutes à Londres, et le désordre se répand à présent à Leeds, Liverpool, Bristol et Birmingham. Les politiciens et les officiers de police qui il y encore quelques heures faisaient des déclarations solennelles sur la criminalité en sont à présent réduits à supplier les jeunes de rentrer chez eux. La Grande-Bretagne était un baril de poudre et vendredi quelqu'un y a mis le feu. Comment cela a-t-il pu arriver (...) Lire la suite » 10 10 août 2011 Uri AVNERY 6 août 2011 - Place Tahrir, le slogan central était “Le peuple veut renverser le régime”. Dans une imitation consciente, le slogan central des villes de tentes est “Le peuple veut la justice sociale”. D’ABORD, un avertissement Des villes de tentes surgissent dans tout Israël. Un mouvement de protestation sociale gagne du terrain. A un certain moment, dans un avenir proche, il peut mettre en danger le gouvernement de droite. A ce moment-là, il y aura une tentation – peut-être une irrésistible tentation – d’“échauffer les frontières”. Lancer une jolie petite guerre. Demander à la jeunesse d’Israël, les mêmes jeunes gens et jeunes filles qui occupent les tentes, d’aller défendre la patrie. Rien n’est plus simple : une petite provocation, un peloton qui traverse la frontière “pour empêcher le lancement d’une roquette”, un échange de coups de feu, une salve de roquettes – et voilà, une guerre. Fin des manifestations. En septembre, dans quelques semaines à peine, les Palestiniens ont l’intention d’avoir recours (...) Lire la suite » 1 10 août 2011 Rubrique L’art de la guerre Manlio DINUCCI L’Italie vend à Alger un navire d’assaut amphibie d’un demi milliard d’euros « Extrêmement positif » : c’est ainsi que Giacomo Conti (de Rifondazione comunista) - conseiller de la Fédération de la gauche et secrétaire de la présidence de la Région Ligurie - définit le fait que Fincantieri (entreprise publique, dont le secteur militaire produit en Italie et aux Etats-Unis, NdT) construira pour l’Algérie un navire d’assaut amphibie. Ce sera une bouffée d’oxygène pour les chantiers liguriens de Riva Trigoso et Muggiano, s’accordent à dire partis et syndicats. Personne ne se demande par contre pourquoi l’Algérie, qui a un taux de chômage de 30% et vient tout juste de recevoir une aide de 170 millions d’euros de l’Union européenne, en dépense environ un demi milliard pour acheter ce navire. C’est la marine italienne, qui en possède trois, qui l’explique indirectement : le bateau sert à la projection de puissance depuis la mer. Il est en mesure de débarquer, par des péniches et vedettes rapides, 350 hommes et 35 véhicules blindés, appuyés par des canons Oto Melara (société ligure, NdT) et (...) Lire la suite » 3 9 août 2011 Mark WEISBROT Les yeux de tous ceux qui gagnent de l'argent étaient fixés sur les chiffres de l'emploi ce matin après que la bourse américaine ait enregistré sa chute la plus importante depuis 2009 et que la panique se soit répandue dans tous les marchés boursiers de la planète. Les chiffres annoncés n'étaient pas aussi mauvais que beaucoup l'avaient craint : l'économie étasunienne avait généré 117 000 emplois en juillet et le taux de chômage était passé de 9,2 à 9,1 pour cent. Mais le déclin du taux de chômage était dû aux gens qui avaient cessé de chercher un emploi, pas à ceux qui avaient trouvé un emploi ; et la situation générale du marché du travail aux USA reste très mauvaise. Il n'y a que 58,1 pour cent des Etasuniens en capacité de travailler qui aient du travail, le plus mauvais chiffre depuis la récession. Comme le note mon collègue, Dean Baker, "avec le gouvernement qui supprime 30 000 emplois par mois, nous aurons de la chance si le taux de chômage ne grimpe pas avant la fin de l'année." La faiblesse de (...) Lire la suite » 9 août 2011 Caleb IRRI Cela faisait bien longtemps que tout le monde savait comment les choses allaient tourner : à force de vivre au dessus de ses moyens, l'Europe et les Etats-Unis sont passés du stade de débiteurs à celui de surendettés. S'il s'agissait d'un simple particulier ou même d'une entreprise, la situation se réglerait rapidement par un dépôt de bilan, avec saisie des biens du responsable et mise sous tutelle de ses revenus, voire une procédure judiciaire au cas où le (ou les) responsable (s) auraient commis des erreurs de gestion. Les salariés seraient licenciés, et en cas d'insolvabilité du débiteur les créanciers se retourneraient alors soit vers les assurances, soit vers l'Etat. Mais dans le cas d'un Etat surendetté, la situation est plus compliquée : on ne peut décemment pas considérer un territoire, ni sa population, comme une simple entreprise dont les responsables seraient les propriétaires, et les citoyens des salariés. Les choses sont bien plus complexes, car elles touchent à l'essence même des (...) Lire la suite » 9 août 2011 Joaquin Rivery Tur UNE présence accrue de l’État dans l’économie, l’inclusion sociale et la lutte contre la corruption, constituent l’essence du message prononcé devant le Congrès du nouveau président péruvien, Ollanta Humala, lors de son investiture. Humala (du parti Gana Peru), n’a pas prêté le serment sur la dernière constitution approuvée sous le gouvernement d’Alberto Fijimori, l’ancien président corrompu, mais sur la Constitution rédigée en 1979 par une Assemblée constituante. La différence entre les deux constitutions réside dans le fait que celle de 1993 a privatisé l’économie et a virtuellement interdit le secteur public de l’État, en le limitant à des situations ou à des secteurs dans lesquels les entreprises privées ne sont pas engagées. Avant même de prendre ses premières mesures, les premières attaques de l’oligarchie pleuvent contre le président. Il suffit de lire le titre du journal El Correo : « Rejet », pour comprendre la bataille qui l’attend. Humala a annoncé que le Pérou construirait sa « propre voie de (...) Lire la suite » |
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