La Vème République a-t-elle été transformée en « totalitarisme mafieux » par François Mitterrand et Jacques Chirac ?...
La Vème République a-t-elle été transformée en « totalitarisme mafieux » par François Mitterrand et Jacques Chirac ?...
Le détournement, par François Mitterrand, des indemnités de la guerre du Golfe attribuées à la France par les pays arabes en 1991 – près de 3,5 milliards de dollars - constitue une haute trahison du Président de la République, jamais évoquée par la presse et les médias, et il faut se demander comment nous avons pu en arriver là.
La seule explication lucide est que nous ne sommes plus une démocratie car nous ne contrôlons plus nos dirigeants !...
Nous devons nous résoudre à admettre que nous sommes devenus progressivement un authentique « totalitarisme mafieux » tenu par des élus principalement motivés par un goût du pouvoir qui leur a permis de se constituer des fortunes colossales.
Faut-il rappeler que la somme dérobée par l‘Arsouille – près de 5 milliards d’euros en valeur actuelle - représente 10 hôpitaux ultramodernes, 100 lycées écologiques ou bien encore 100 grands voiliers de 100 mètres de long !...
Malgré mes nombreux rappels aux pouvoirs publics, rien n’y fait, la structure mafieuse est bien en place et règne par la peur sur les fonctionnaires, sur les médias, sur les citoyens.
Et il faut avouer que la « droite » est aussi responsable de cette situation que la « gauche » car, à aucun moment, les dirigeants de l’UMP, les gouvernements Chirac, Balladur, et Fillon, ne se sont manifestés pour lutter contre la corruption.
La situation est bloquée et va conduire à un effondrement de la Vème République de la même façon que le communisme s’est effondré ; c'est-à-dire par un pourrissement interne, une faillite de l’État, un blocage des institutions, qui vont inévitablement provoquer un puissant rejet de la classe politique par les citoyens.
De nombreux lecteurs vont estimer que le qualificatif de « totalitarisme mafieux » n’est pas le terme adéquat pour décrire la situation actuelle.
Et bien, je me dois de développer les raisons qui me conduisent à employer cette expression qui fait penser au nazisme, au communisme, ou encore à des dictatures religieuses (ex : islamisme), mais pas à la société dans laquelle nous vivons.
L’argument que je développe est le suivant : « Puisqu’un chef d’État a pu dérober en toute impunité, sans aucune opposition, une somme aussi considérable que celle dérobée François Mitterrand, c’est, tout simplement, que le président de la république bénéficie d’un POUVOIR QUASI-TOTAL sur la société ».
Et je pose cette question : QUEST-CE QU’UN « TOTALITARISME » ?...
MAIS C’EST TOUT SIMPLEMENT LE « POUVOIR TOTAL » D’UN INDIVIDU SUR LA COLLECTIVITÉ !...
Je laisse les commentateurs éventuels émettre des objections sur cette définition ultra-courte qui a au moins le mérite d’être compréhensible par tout le monde.
Car lorsqu’un chef d’État détourne, en toute impunité, une somme de 3,5 milliards de dollars, comme l’a fait l’Arsouille, et bien, c’est qu’il a bénéficié d’un pouvoir total !...
D’ailleurs, est-ce que le terme de « totalitarisme mafieux », qui n’est pas applicable uniquement à la France mais peut être aussi attribué aux systèmes politiques américains et anglais promoteurs de l’ULTRA LIBÉRALISME FINANCIER, ne cause pas autant de morts, de famines, de destructions, que les autres totalitarismes ?...
Ceci est un problème de fonds dont nous pouvons avoir une idée avec la « Françafrique » qui a organisé pendant des décennies le pillage de l’Afrique en installant puis en soutenant à des régimes quasi-dictatoriaux.
Et ce n’est pas près de changer car la justice française refuse toujours d’ouvrir une enquête sur les biens immobiliers et mobiliers des présidents congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et gabonais Omar Bongo !...
Au lieu d’aider les pays africains à lutter contre la corruption, nous l’avons délibérément organisée en installant des dictateurs mégalos pendant des décennies.
Car la principale conséquence de ce système est qu’un véritable pouvoir pathogène s’installe comme l’avait déjà perçu Platon qui écrivait il y a deux millénaires: « le pouvoir rend fou, et le pouvoir total rend totalement fou ».
Mais le culte de la personnalité, le culte du chef, si vivace dans notre république, portent en eux-mêmes la faillite de ce système car les nouveaux moyens de communication permettent aux individus d’être informés, d’analyser, de critiquer, de répandre des informations jusque là contrôlées par le pouvoir, et de déstabiliser progressivement un gouvernement corrompu ou lâche.
CAR, LE POUVOIR C’EST, D’ABORD, L’INFORMATION.
Tous les dirigeants sont des hommes de secret qui, naturellement, savent s’approprier l’information et s’assurer ensuite un contrôle sur la société.
Mais Internet permet une rupture de cet équilibre millénaire autour duquel se sont constitués les États et les Empires.
Et ce qui me rend optimiste est qu’un détournement de fonds comme celui de la guerre du Golfe serait maintenant impossible car des témoins courageux d’un tel crime contre la collectivité auraient vite fait de faire circuler l’information sur le web.
Mais revenons à la structure mafieuse actuelle qui régule la République et essayons de comprendre la genèse de cette situation.
Et, pour cela, il nous faut remonter trente ans en arrière.
Car, si l’on doit trouver un moment qui symbolise le mieux la naissance de ce « totalitarisme mafieux », il faut remonter à l’assassinat, le 29 octobre 1979, de Robert Boulin, ministre du Travail.
En effet, les totalitarismes ne durent que par la crainte qu’ils font régner sur les fonctionnaires, sur les élus, sur le peuple, et l’assassinat de Robert Boulin va être le « Crime fondateur » de notre « Totalitarisme mafieux ».
En effet, à partir de ce moment là, c’est le règne de la terreur qui va s’installer chez les élus, chez les magistrats, chez les fonctionnaires, chez les citoyens. C’est une soumission au pouvoir dictée par la peur qui va s’instaurer progressivement, chez chacun, à partir du moment où un ministre, qui devait être le prochain chef de gouvernement, est assassiné sauvagement par un groupe criminel et que ce crime est maquillé en suicide.
Car le message est le suivant : « Voilà ce qui vous attends si vous vous opposez à moi !...».
De quoi effectivement calmer la plus ferme opposition.
Afin de développer cette analyse, je vais reprendre cette affaire en tenant compte des derniers développements car les langues commencent à se délier, trois décennies après les faits…
Député de la Gironde depuis 1958, maire de Libourne depuis 1959, ministre pendant 15 ans sous les présidents Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin, gaulliste convaincu, féru de questions sociales, est ministre du Travail et de la Participation et pressenti comme futur premier Ministre au moment de sa mort survenue dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979.
Le corps de Robert Boulin a été retrouvé dans 50 cm d'eau dans l'étang du Rompu à Saint-Léger-en-Yvelines. Officiellement, il se serait suicidé après avoir absorbé des barbituriques en raison de sa mise en cause dans une affaire immobilière.
Mais de nombreuses enquêtes sur anomalies de ce suicide ont été réalisées en trois décennies et je reporte deux vidéos éloquentes d’un reportage de Canal plus réalisé par Michel Despratx et Bernard Nicolas et qui a été diffusé le 15 janvier 2002 dans le cadre de Lundi Investigation (se connecter sur ce lien pour la 1ère vidéo).
Ce reportage a reçu le Prix spécial du jury du 17ème festival international du scoop d’Angers en 2002.
Boulin 2/3La suite sur le blog de J.Ch. Duboc - Euroclippers - Alerte ethique