Notre ministre des affaires étrangères et la manifestation pour les retraites
Je lis dans la lettre de la fondation Schuman, ceci :
La Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité commune Catherine Ashton a entamé le 30 août une visite en Chine, pour amorcer le premier dialogue de "partenariat" entre l'Union européenne et la Chine. Elle a souligné l'importance de construire une relation privilégiée avec ce pays, "partenaire stratégique clé pour l'Europe dans un monde globalisé", et d'approfondir les relations bilatérales en matière de politique étrangère, de politique environnementale et commerciale, en amont du Sommet qui réunira la Chine et l'Union européenne le 6 octobre. Le 2 septembre, Catherine Ashton a rencontré son homologue chinois Yang Jiechi et le Premier ministre Wen Jiabao à Pékin. Elle a souligné "l'importance d'avoir une approche concertée sur l'Iran" et a ajouté que "la solution passe par le dialogue". Ces deux rencontres ont été organisées au lendemain du premier Dialogue stratégique UE-Chine dans la ville de Guiyang.
Madame Catherine Ashton a donc pour "homologue" le ministre chinois des affaires étrangères.
Donc elle est ministre des affaires étrangères de l'Union européenne.
Donc l'Union européenne est un état.
Donc Bernard Kouchner amuse la galerie (c'est un fait).
Donc Nicolas Sarkozy est président de la région France (du niveau d'un Georges Frêche. Ca colle, en effet.)
Donc la ministre des finances de la France n'est qu'une comptable préoposée aux écritures (ça colle aussi).
Donc à un moment l'Union européenne est devenue notre pays et la France a été transformée en collectivité locale. Personne, à aucun moment, n'a jamais été consulté en ces termes là. Personne n'a consenti à cette transformation - bien peu d'ailleurs l'ont comprise ou aperçue.
C'est un chef d'oeuvre de klpetomanie que d'avoir réussi à voler un pays à son peuple.
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Demain, la gauche et les salariés soucieux de défendre leurs retraites manifesteront, à raison. Je crains que cette mobilisation, si elle réussit, ne mène à une impasse.
En effet, le PS se réjouit déjà d'être au coeur de la contestation et de pouvoir fédérer toute la gauche, y compris les "extrêmes".
Dans le même temps, personne n'expliquera que les services publics sont en décomposition parce que cela découle doublement de nos engagements européens :
Lire la suite : la lettre volée
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