SI ON SE DISAIT TOUT … QUESTIONS DE DEMOCRATIE Surtout ne pas oublier !
Avec le pavé dans la mare lancé par Luc Ferry et qui je le crains retombera comme un soufflé, retour sur un scandale qui a fait pschitttt (191 meutres non élucidés)
Il est vrai que Le Maroc, c'est plus peinard !
| AFFAIRE ALEGRE SI ON SE DISAIT TOUT … QUESTIONS DE DEMOCRATIE Alors qu’on rouvre partout des affaires anciennes sur la base de méthodes nouvelles de recoupement et d’exploitation des indices et des témoignages (cf. affaire Grégory), la justice conclut actuellement à Toulouse un des derniers actes de l’affaire Alègre qu’elle classe consciencieusement sans suite. Après quelques ouvrages et téléfilms de commande Après plusieurs émissions de télévision aux invités « choisis » Après des reclassements professionnels étonnants Après des politiques à la recherche d’immunité Ils sont arrivés à cacher la vérité et à sauver leur tête - en faisant condamner quelques femmes de manière honteuse - en humiliant des familles de victimes qui ne sauront peut-être jamais - en tirant un trait sur des dizaines de meurtres non élucidés, sur des meurtres systématiquement classés en suicides, sur des disparitions, des viols, des actes de barbarie (191 meurtres ou disparitions non élucidés dans la région toulousaine durant les années 1980-1990) Et pour tout cela, aucun coupable ! Il est temps d’affirmer que l’affaire Alègre n’est autre que la partie visible de l’iceberg de la corruption de la vie locale. Des trafics très lucratifs (drogue, prostitution, armes, chiens, meubles …) ont eu lieu à Toulouse Dans ce cadre, des crimes ont été commis dans les années 80 – 90 Des élus politiques et autres notables d’horizons très divers y étaient impliqués et notamment : Des magistrats Des médecins légistes Des gradés de la gendarmerie Des responsables de la police Des avocats véreux Des hommes d’affaire. Nous l’affirmons parce que nous avons des éléments pour le faire.
Les réseaux et les pratiques mafieuses qui existent sur la région continuent de maintenir une omerta étrangement bien partagée derrière un discours humaniste de façade bien rodé. C’est l’origine du déploiement d’énergie opiniâtre qu’on a vu à l’œuvre pour : - faire dysfonctionner la justice - faire taire les témoins - travestir la vérité Ce ne sont pas quelques dérapages médiatiques orchestrés ou quelques contre-vérités arrachées à des femmes menacées qui doivent masquer ces trafics et ces crimes. La Démocratie, pour fonctionner correctement, ne peut continuer de couvrir des réseaux occultes, affairistes et criminels, qu’ils soient locaux, qu’ils aient des liens avec la Côte d’Azur ou qu’ils soient mis en cause dans d’autres scandales ayant marqué les années 80. Certains doivent décidément avoir une conscience bien sélective... nous voulons parler de ceux qui savent, de ceux qui ont participé à des « soirées » bien réelles, bien loin du libertinage, de ceux qui sont partis avant la fin pour ne pas voir, pour ne pas savoir.... N’est-ce pas, Monsieur.... ? N’est-ce pas, Madame.... ? Comme à d’autres moments de l’histoire (et sans amalgame) la vérité est banale. Parce qu’elle est aussi impensable et qu’elle heurte l’esprit, elle permet la véritable manipulation, celle-là même que les gens de pouvoir n’ont pas hésité à utiliser pour orienter l’opinion publique. La justice n’avait plus qu’à faire fonctionner quelques réseaux « souterrains » mais portant des noms bien précis… pour mettre en forme les jugements que l’opinion publique avait été préparée à entendre. Voilà la réalité telle qu’elle a été mise en œuvre, même si elle broyait des vies, même si elle officialisait des pratiques de voyous. Non, cette affaire n’a rien à voir avec des dysfonctionnements institutionnels comme cela a pu être le cas à Outreau ou ailleurs. Des élections ont eu lieu en faisant l’impasse sur la prise en compte de cette réalité qui est connue de nombre de personnalités, d’élus, de journalistes, etc… Ceux qui croient tourner la page sans regarder la réalité en face prennent une responsabilité énorme et ne peuvent prétendre construire l’avenir. Qui peut croire que demain peut se bâtir sur de telles impasses et avec autant de dénégations ? Au-delà de la souffrance que certains ont choisi de nous faire endurer, il reste les questions citoyennes et celles- là dépassent le cadre d’une génération condamnée à porter le deuil de la vérité. Il fallait que ce soit dit. Et dans 10, 20 ou 30 ans il ne pourra être dit : « Nous ne savions pas » Il faudra assumer : « Nous n’avons pas voulu savoir » « Nous avons assassiné la vérité » Parce que nous croyons à la vie et que nous voulons vivre debout, il faudra bien répondre clairement aux questions que nous posions en 2003 et qui restent lancinantes. - Quels sont les coupables de ces crimes ? - Que s’est-il passé à Toulouse depuis les années 80 ? - Quel système a autorisé et masqué de telles pratiques ? - Quel pacte a laissé silencieusement se développer une telle perversion ? Ce constat, aussi déplorable soit-il, n’entame en rien notre détermination à faire éclater la vérité et régner la Justice. Pour les victimes et leurs familles, Pour les 8000 signataires de notre pétition, Pour les 500 adhérents de STOP A L’ OUBLI Le Bureau de l’ Association | |
| Mercredi 10 Décembre 2008 | Article n°: 422 |
| Synthèse du Rapport Bréard | | |||||
| STOP A L'OUBLI | ||||||
| Plusieurs personnes nous en ayant fait la demande, nous avons décidé de porter à la connaissance de nos concitoyens, une synthèse du Rapport Bréard, telle qu'elle est présentée dans le livre de Gilles Souillès : AFFAIRE ALEGRE : LA VERITE ASSASSINEE paru aux éditions HUGO doc.
RAPPORT BREARD Le Rapport Bréard est un document interne, transmis à sa hiérarchie, par cet ancien Procureur de la République de Toulouse,avant sa mutation à Bordeaux. Il contient plusieurs auditions qui mettent en cause « le comportement et les relations » d’un ancien magistrat toulousain. Ce rtapport classé confidentiel dort dans les coffres de la chancellerie ! Le Rapport Bréard est un document adressé le 06.01.2005, avant qu’il ne soit muté à Bordeaux, par le Procureur de la République, Michel Bréard, du Parquet de Toulouse, au Procureur Général Michel Barrau. Ce document numéroté 8PG05 et ses annexes (93 pièces) dans lequel sont consignés divers P.V. d’audition met en cause les agissements et les relations d’un magistrat, Marc Bourragué, qui à l’époque des faits était Substitut financier du Procureur de la République, à Toulouse . Voici la synthèse des observations contenues dans ce rapport et qui permettent d’établir des liens avec nos dossiers . 1 - Affaire Galbardi (Line Galbardi est une jeune prostituée, assassinée le 03.01.1992 parce que, selon le témoignage d’anciennes prostituées, elle aurait : - dénoncé le racket de certains policiers - dénoncé les coupables de l’assassinat d’une autre prostituée) Des procès verbaux font état de la présence d’un magistrat sur les lieux du crime - l’Hôtel de l’Europe - avant même l’arrivée de la police (P.V. du 03.11.1992). Plusieurs auditions de policiers et d’un commissaire (P.V. du 02.12.2004 et du 12.02.2004) témoignent de la présence de Marc Bourragué, qui avait démenti le 23.07.2003 avoir été sur place, tout en convenant qu’il n’était pas de permanence. Ce démenti est d’autant plus troublant que des pièces réalisées lors de l’enquête ont disparu du dossier. 2 - Relations avec Patrice Alègre Après avoir dit qu’il ne le connaissait pas, Marc Bourragué a dû reconnaître qu’il l’avait bien rencontré une fois lors d’un apéritif à son domicile. Mais en fait, il ne l’a pas rencontré qu’une seule fois. Différents P.V. attestent que plusieurs témoins, à des moments différents, les ont vus ensemble : - au relais de Fonbeauzard, anciennement « Le Mariel » a) surP.V. du 10.08.2004 , M. P., propriétaire du relais de Fonbeauzard, dit avoir vu à la même table Alègre, Bivi et Bourragué et notamment lors d’une fête du Beaujolais Nouveau. b) sur P.V. du 19 août , D.M. client du « Mariel », se souvient « avoir vu Bourragué, au comptoir, avec Patrice » et ajoute : « ce sont des gens qui donnaient l’impression de bien se connaître ». - à son domicile (P.V. du 04.11.2004) Ryad Kouka, ancien restaurateur affirme avoir surpris des visites d’Alègre au domicile de Bourragué . 3 - Rapports avec Florence Khelifi ( « Fanny ») Ancienne prostituée, elle affirme connaître Marc Bourragué. Ses enfants étaient placés au sein de l’Association Sauvegarde 31, dont Marc Bourragué a été un membre fondateur. Elle a travaillé comme serveuse, Rue de la Colombette, au restaurant de Kouka, « Le Venise ». Une fiche de la Sûreté Urbaine en fait foi. Kouka affirme avoir vu « Fanny » en compagnie de Marc Bourragué (P.V. du 04.10.2004 et du 28.05.2004). 4 - Avantages privés dont aurait profité Marc Bourragué Monsieur Bréard s’étonne que les dénonciations réitérées de l’administration fiscale concernant Marc Bourragué aient pu être ignorées de sa hiérarchie et notamment qu’un dossier pénal le mettant en cause ait été instruit par ….. Marc Bourragué lui-même. Différentes affaires montrent que Marc Bourragué aurait profité d’avantages privés de la part de différentes entreprises : a) avantages financiers de la part de la Sotrame dont le Directeur était Mr C. (un administrateur de « Sauvegarde 31 » !). - il est question de travaux domestiques frauduleux effectués au domicile de ce magistrat, de contrôles fiscaux et du silence du Procureur de la République de l’époque, Mr Fréchède. - Mr C. a d’abord nié puis reconnu les travaux effectués en 1992. - La Direction Régionale des Impôts dénonce au Parquet de Toulouse un abus de bien social de Mr C. , lequel aurait encaissé sur son compte personnel le montant des travaux effectués chez Marc Bourragué (véranda et dalle). Le 20.12.1992, le Parquet demande l’ouverture d’une enquête par « soit transmis » à la P.J. sous la plume de Marc Bourragué . Le policier chargé de l’enquête ne fait jamais référence nommément à Marc Bourragué, mais parle d’un client de la Sotrame. Résultat : Le dossier est finalement classé « sans suite ».
b) travaux réalisés par la Cofitec chez Marc Bourragué Sur P.V. du 24.11.2004, la secrétaire de la Société confirme que le directeur, Mr P. a demandé de ne pas facturer les 3 semaines de main- d’œuvre et que la Cofitec ,en redressement judiciaire depuis 1992 a pu profiter d’un prolongement d’activité. c) Les anciens présidents du Tribunal de Commerce ont pointé un certain nombre de procédures dans lesquelles la position de Marc Bourragué , en tant que Substitut chargé des Affaires financières pose problème : la SARL Sofabat, Le Cristal (où P. Alègre aurait êté employé comme portier), la SARL Scaravetti, la SARL Les Compagnons (dont le siège est au Restaurant le Belvédère)…. Ils confirment que Marc Bourragué avait table ouverte dans ce restaurant, propriété d’A. F.. Or les sociétés d’A. F. qui étaient en redressement judiciaire ont fait l’objet d’une ordonnance de dépaysement au Tribunal de Montauban, où Marc Bourragué est Vice-Procureur depuis 2002. Le Rapport Bréard révèle aussi les marchandages autour de la discothèque « le Saint Georges » et la licence IV de cet établissement, apportée par Mr T, un ami de Marc Bourragué , membre lui aussi de Sauvegarde 31 . Dans une autre affaire encore, une extension de redressement judiciaire est refusée à la SCI Muraille, par jugement du 02 juin 1997, à la demande de Marc Bourragué . Or Marc Bourragué avait des intérêts dans la SCI Muraille. Ce Rapport fait état aussi de liens « amicaux » entre Marc Bourragué et un O.P.J.,qui aurait bénéficié d’une expertise foncière minorée liée à son divorce . Pour mémoire, le 23 octobre 2003, dans les colonnes du journal Le Monde, l’ancien Président de la Cour d’Appel de Toulouse, Jean Wolf, déclarait : « Il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir des policiers ripoux, ou un substitut ripoux ». Malgré les demandes réitérées de notre Association, ce Rapport n’a jamais été rendu public, ni versé aux dossiers qui nous concernent. POURQUOI ? | ||||||
| Mardi 19 Mai 2009
| Article n°: 441
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