Europe, un sommet contre les peuples et la démocratie

Publié le par Charlotte sceptix

L’Italie s'enfonce dans un gouffre économique,"Nous sommes dans les abysses. Nous ne sommes pas en guerre, mais les dégâts économiques infligés jusqu'à présent sont du niveau de ceux d'un conflit.".

Celui qui fait cette déclaration n'est pas un dangereux gauchiste, mais Luca Paolazzi, analyste en chef de Confindustria, c'est à dire la principale organisation patronale italienne.

C'est en fait toute l'Europe qui n'est plus qu'un champ de ruines, un continent dévasté et au bord de l'effondrement,c'est dans cette situation que le sort de l'Europe se joue à Bruxelles.

L'euphorie de la victoire contre Sarkozy avait duré quelques heures, après on nous a amusé et promené et même promis une loi mettant fin à la prostitution,s'ils en ont le temps nos ministres vont sans doute adopter des lois contre le crimeet le vol de mobylettes...

On nous a tenu tenu en haleine avec des fables sur la croissance ou la montée de la recrudescence et même obtenu d'Obama, et Merkel quelques mots gentils sur le sort des malheureux,mais voilà pourtant que les choses sérieuses commencent, les plans sociaux à Air France ou PSA, les coupes budgétaires et l'annonce des sacrifices à venir.

Pour une fois, les journalistes du Figaro mettent les pieds dans le plat comme si le temps des ronds de jambes et des tergiversations était passé.

Très concrètement, la question de la ratification du traité de discipline budgétaire va désormais se poser. Le texte, discuté l'automne dernier entre 26 pays de l'Union, est en suspens depuis la présidentielle.

Il est en suspens, mais apparemment il ne peut plus le rester,on sent à la fois de l'impatience et de l’inquiétude sous la plume de nos journalistes.

Certes, il devait obtenir un accord sur un « pacte de croissance ». Mais il reste la perspective d'un « approfondissement » de l'Union européenne qu'il n'excluait plus avant le sommet… Une idée qu'il va devoir imposer à sa majorité.

Ce que le journaliste appelle avec délicatesse une 'idée ' est en fait un plan d'une brutalité telle qu'elle mettrait en cause tous les rapports sociaux dans ce pays et la majorité à qui va falloir l'imposer n'est rien rien que les millions qui ont chassé Sarkozy pour justement en finir avec cette politique

On comprend que chacun est obligé de tortiller et d'épuiser toutes les circonvolutions possibles pour annoncer au bon peuple que ce gouvernement qu'il a élu va désormais gouverner contre lui

« Si nous obtenons les éléments qui font le volet croissance, nous pouvons imaginer ouvrir la discussion sur la ratification d'un dispositif comportant une discipline budgétaire », explique le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.

« Nous ne sommes pas choqués qu'il y ait un lien entre ce que nous faisons budgétairement et les autorités européennes », ajoute Cazeneuve. Tout le problème, pour François Hollande, est d'expliquer cette évolution au sein de son camp. »

M Cazeneuve n'est pas choqué par un traité qui instaurerait la mise sous tutelle de tous les gouvernements européens ,mais il comprend la difficulté d'expliquer cette évolution au sein de son camp,surtout si cette 'difficulté prend la forme d'une révolte de tous les peuples d'Europe contre ce maudit traité.

Il n'y en a qu'un qui ait l'air vraiment content : « C'est une querelle de symbole », pense le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions internationales.

Si c'est juste une querelle de symboles, lui a choisi le sien tout comme il avait choisi celui de la destruction de la Libye sous les bombes de l'OTAN, tout comme il soutient aujourd'hui une intervention armée, humanitaire bien sur, contre la Syrie,

Au sein du Parti socialiste, d'autres voix s'élèvent,comme elles s'élèvent dans le Front de gauche, comme elles s'élèvent dans les syndicats et toutes les organisations ouvrières

Dans le contexte économique actuel, « vouloir respecter à tout prix le calendrier de réduction des déficits, imposé par la Commission, signifie le choix de la rigueur que nous avons combattu au cours de la campagne », écrit le député européen Liem Hoang Ngoc dans une lettre aux militants. Il appelle, sans précision, « à refuser le traité d'austérité ». La fronde, à l'Assemblée, arrivera probablement du Parti de gauche et du Parti communiste, sur une ligne strictement eurosceptique.

La fronde dont parle le journaliste du Figaro, elle est en train de se lever dans toute l'Europe et elle va prendre une ampleur nouvelle avec le vote et la ratification du Traité.

Ce ne sont pas seulement des majorités parlementaires qui seront chancelantes, mais les gouvernements eux mêmes qui risquent d'être emportés.

En Allemagne même, le parti de Mme Merkel vient de subir une défaite électorale écrasante, le Président de la République a du suspendre la procédure de ratification du Traité et surtout les plus puissantes organisations syndicales, les unes après les autres prennent position contre la ratification, en appellent aux députés du SPD pour qu'ils refusent la ratification.

Qui l'emportera ? Nul ne le sait, mais les naufrageurs de la civilisation européenne sont prévenus, il y aura combat et ce combat se mènera à l'échelle de toute l'Europe et ce combat sera le moment de vérité pour tous les partis et toutes les organisations, parce que chacun devra choisir entre la défense de la civilisation ou le basculement dans la barbarie.

 

par rakosky (son site) vendredi 29 juin 2012 -

Agoravox

 

Zone euro: voie ouverte à la recapitalisation directe des banques (Van Rompuy)

 

Bruxelles (awp/afp) - La zone euro veut mettre en place d'ici fin 2012 un mécanisme qui permettra de recapitaliser les banques directement via ses fonds de secours et d'assouplir les conditions pour qu'ils achètent de la dette souveraine sur les marchés, accédant à une demande de l'Espagne et de l'Italie.

"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse à Bruxelles au terme d'un sommet de la zone euro.

La recapitalisation directe des banques se fera sous certaines conditions.

La zone euro est également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés, a ajouté M. Van Rompuy, ce qui signifie que le FESF et le MES pourront acheter directement des titres de dette sur les marchés.

"Les pays qui voudraient bénéficier de ces interventions de stabilisation devraient le demander mais (...) ils ne devront pas se soumettre à un programme spécifique, il devront signer un mémorandum mais n'auront pas la troïka", a précisé le chef du gouvernement italien Mario Monti. Les pays de la zone euro dont la dette sera rachetée par un fonds de secours "devront seulement continuer à respecter les décisions qu'ils remplissent déjà", a-t-il ajouté.

Il s'agissait d'une des demandes de l'Italie et de l'Espagne, qui sont étranglées par des taux de plus en plus élevés, mais jusqu'ici l'Allemagne s'y était fermement opposée.

Ces deux pays avaient conditionné leur accord à un pacte de croissance européen d'un montant de 120 milliards d'euros à l'adoption par la zone euro de mesures immédiates pour leur venir en aide.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a indiqué de son côté que l'Espagne et l'Italie avaient finalement "levé leurs réserves".

Selon un diplomate, les échanges ont été tendus lors du sommet européen et le président de l'UE Herman Van Rompuy s'est même emporté, surpris par la position espagnole et italienne alors que l'accord sur la croissance était à ses yeux acquis.

"Nous nous sommes mis d'accord sur quelques mesures de court terme. En dépit de la difficulté du moment et des débats, nous avons été à même de donner aux marchés financiers un message", a estimé M. Juncker, au sortir de cette réunion.

"Si nous donnons une explication cohérente, et conséquente, unie et forte des décisions que nous avons prises, je veux croire que les marches seront rassurés", a-t-il ajouté.

En outre, un mécanisme unique de supervision financière sera établi, dans laquelle "la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle", a indiqué de son côté le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens ont donné jeudi soir leur accord pour "améliorer le financement de l'économie" via des mesures immédiates de croissance. (ça coute rien et ça fait plaisir à notre président)

Ce programme passe par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d'investissement (BEI) de 60 milliards, 55 autres milliards venant de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards de "project bonds" lancés "à l'été" pour financer des infrastructures de transport et d'énergie.

L'euro a nettement rebondi vendredi à Tokyo immédiatement après l'annonce par la zone euro de la volonté de mettre en place d'ici à fin 2012 un mécanisme qui permettra de recapitaliser les banques directement via ses fonds de secours.

tt



(AWP / 29.06.2012 06h22)Romandie News

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Roland 01/07/2012 22:37


et en plus en 2014 l'Europe sera la plus grande dictature du monde


http://alter-et-caetera.over-blog.com/article-gouvernance-l-europe-sera-la-plus-grande-dictature-du-monde-en-2014-107417214.html